Obligations des parents

Les parents doivent comprendre que le principal objectif du Club est de fournir aux jeunes un environnement récréatif sécuritaire qui foisonne de bons exemples figure au sommet des priorités du Club. Les entraîneurs, arbitres, parents et tuteurs jouent un rôle prépondérant dans la transmission des valeurs fondamentales de l’esprit sportif pendant les pratiques et les matchs. La collaboration de tous à cet égard, y compris des spectateurs, est d’une importance capitale.


Pendant les matchs et en toutes circonstances
Les spectateurs sont tenus de reconnaître l’autorité des arbitres, des entraîneurs et des entraîneurs adjoints afin de maintenir l’esprit du jeu sur le terrain avant, pendant et immédiatement après les matchs.
Les parents et tuteurs assistant aux matchs doivent se tenir le long de la ligne de touche (côté du terrain) et n’élever la voix que pour des cris d’encouragements positifs.
Aucun propos vulgaires ou injurieux ni geste ou commentaire désobligeant à l’endroit d’un arbitre, d’un entraîneur, de joueurs ou de spectateurs ne sera toléré.
Il ne convient pas aux parents, tuteurs ou spectateurs de se disputer ou de tenter de faire renverser les décisions des arbitres. S’engager dans de telles altercations ou influencer d’autres personnes à le faire sont jugés des comportements préjudiciables au terme du présent code d’éthique.
Tous les non-joueurs venus assister aux matchs doivent se tenir à une distance d’au moins 1,5 m de la ligne de touche et d’au moins 3 m de la ligne de but (de l’une ou l’autre extrémité du terrain.
L’arbitre, l’entraîneur ou autre officiel de la ligue détient le droit d’expulser du terrain tout spectateur, parent ou autre refusant de se conformer aux présentes règles de bienséance ou d’un comportement jugé raisonnable.

Cinq choses qu’un joueur devrait pouvoir entendre de ses parents

(par Bruce Brownlee,Licence « C » de la Fédération américaine de soccer (USSF),Atlanta, GA)

Pendant le trajet en voiture qui mène à chacun des match, nombreux sont les parents de joueurs de soccer qui, remplis de bonnes intentions, font un discours d’une bonne demi-heure à leur jeune pour faire le tour de toutes ses prétendues lacunes et lui prodiguer une foule de conseils pour améliorer son jeu. Arrivés à destination, les enfants sont parfois en piteux état et craignent déjà les critiques auxquelles ils auront à faire face, bon gré mal gré, sur le chemin du retour. Les enfants conditionnés de cette façon ne jouent pas nécessairement plus mal, ils tendent plutôt à ne pas jouer du tout, possiblement pour éviter de faire des erreurs. Le moyen le plus efficace pour détecter ce genre de situations est de demander tout simplement au joueur s’il vit ce problème. Les jeunes ne demandent pas mieux que de partager leur désarroi. La meilleure façon d’y remédier ensuite est de vous adresser à l’ensemble des parents, de manière générale, pour exposer vos attentes en abordant ce problème comme une situation très courante. Les parents concernés se reconnaissent souvent tout de suite lorsque vous leur présentez le tout avec humour et insistez sur l’importance de susciter le plaisir chez l’enfant pour lui permettre d’arriver au jeu avec un bon moral.
Pour de meilleurs résultats, les parents auraient intérêt à mémoriser ces quelques paroles :

Avant le match

Je t’aime
Bonne chance
Je t’aime

Après le match

Je t’aime
J’ai adoré te voir jouer

Règles des spectateurs

Règle 1 : Sur les lignes de touche, laissez-vous aller au MAXIMUM en redoublant d’encouragements POSITIFS. Faites-vous meneuses et meneurs de claques et hurlez à volonté.

Lorsque les joueurs mettent beaucoup d’effort au jeu, ils doivent pouvoir compter, voire même méritent votre soutien et vos encouragements POSITIFS. Ils ont besoin de sentir votre présence auprès d’eux et que leurs efforts ne sont pas vains. La plupart des équipes ont déjà suffisamment de mal à développer un esprit d’équipe et une image de gagnants au stade où elles doivent aussi acquérir leur expérience et améliorer leurs compétences. Les jeunes n’ont PAS BESOIN de vous entendre crier VOTRE anxiété pour ajoute à la leur dès qu’un match tourne mal. Si vous voulez empirer les choses, vous n’avez qu’à élever la voix suffisamment pour qu’ils vous entendent leur crier de sortir le ballon de là!

Règle 2 : En toutes circonstances, ABSTENEZ-VOUS DE CRITIQUER les arbitres ni les joueurs de votre équipe ou de l’équipe adverse.

Même si les arbitres étaient VRAIMENT nuls, ils pourraient facilement s’irriter et se sentir insultés sous les critiques des spectateurs et rendre les choses encore plus difficiles pour l’équipe. S’ils sont des pros, ils choisiront d’ignorer vos remarques ou vous demanderont de quitter le terrain. Que les choses tournent mal ou non, vous aurez à tout le moins distrait l’équipe et, dans le pire scénario, aurez fragilisé l’esprit sportif de tous les joueurs. Critiquer publiquement les joueurs de votre équipe peut vraiment nuire au moral de tous. Ils ont déjà une TRÈS BONNE idée de leurs faiblesses au contact de leurs entraîneurs et de leurs coéquipiers. Ils n’ont nul besoin de se les faire rappeler par leurs familles, amis et autres spectateurs. Les joueurs de l’équipe adverse font aussi de leur mieux et, en réalité, ne sont pas plus ni moins méchants que les joueurs de votre équipe. De manière générale, la critique nuit à l’esprit sportif et crée de mauvais sentiments sur le terrain et au-delà. Le spectacle désolant d’une personne supposément adulte insultant un enfant sur un terrain de soccer est absolument grotesque. Le soccer est un jeu et non une guerre.

Règle 3 : Évitez les directives provenant des lignes de touche, d’autant plus lorsque les jeunes se trouvent tout près.

Dans bien des ligues, il est mal vu qu’un spectateur se fasse entraîneur derrière la ligne de touche. Le soccer est différent de la majorité des sports en Amérique puisqu’il laisse la place au jeu des joueurs. Les entraîneurs doivent réduire leurs interventions au minimum. Si vous croyez qu’un enfant gagnerait à faire les choses autrement, parlez-en à l’entraîneur et non au joueur lui-même. Comme les parents le découvrent à l’occasion, le joueur en question fait justement tout ce que l’entraîneur lui a dit de faire. Peu importe la situation, un parent peut contribuer au développement athlétique d’un joueur beaucoup plus aisément en collaboration avec ses entraîneurs plutôt qu’en œuvrant à contre-sens.

Règle 4 : Donnez plus d’espace aux joueurs, aux entraîneurs et aux arbitres.

Beaucoup de ligues établissent des règles qui exigent que les spectateurs se tenant sur le côté du terrain se confinent à la zone séparant les bancs de punition et gardent toutes les parties de leur corps (y compris les jambes allongées) au moins un mètre derrière la ligne de touche. N’envahissez pas les lignes et éloignez vous de la zone de but pour éviter les interactions avec les joueurs pendant la partie.

Règle 5 : Souvenez-vous bien que CE N’EST QU’UN JEU.

N’oubliez pas, VOTRE attitude sur les lignes de touche peut nuire à l’humeur et au succès de l’équipe. Si les entraîneurs sont d’avis que vos agissements sur les lignes de touche nuisent de quelque manière à la performance des équipes, ils vous en aviseront sur le champ sans nécessairement vous ménager. Sachez vous montrer tolérant. Les émotions sont à leur paroxysme pendant les matchs et un rien peut facilement nous offenser. Ainsi, tout spectateur, parent, ami ou joueur qui persiste à mal se conduire derrière les lignes de touche en dépit des avertissements des entraîneurs seront expulsés des lieux. Les entraîneurs doivent éviter les altercations avec les parents pendant un match. Si VOUS voulez parler de la partie, appelez les entraîneurs à la maison plus tard ou discutez avec lui à l’écart lorsque le match sera terminé.

Chers Parents,
J’espère que vous ne serez pas trop fâchés si j’écris cette lettre mais vous m’avez toujours dit de ne jamais rien garder en dedans lorsque ça vaut la peine d’en parler. Alors voilà… Vous vous rappelez de l’autre fois où je courais vers le ballon devant le but pour essayer de marquer mais suis tombé? Je pouvais vous entendre crier après le défenseur pour s’être mis sur mon chemin et m’avoir fait tomber. Ce n’était pas de sa faute. Il a fit ce qu’il fallait faire. Vous souvenez-vous aussi de m’avoir hurlé de couvrir l’homme de Jacob? Eh bien, le coach m’avait demandé de couvrir quelqu’un d’autre et c’était difficile de le faire si je vous écoutais. J’étais tout mélangé et ne savais pas quoi décider alors l’autre équipe a eu le temps de faire un but. Là, vous avez crié après moi parce que je m’étais mis à la mauvaise place. Vous souvenez-vous aussi de m’avoir hurlé de couvrir l’homme de Jacob? Eh bien, le coach m’avait demandé de couvrir quelqu’un d’autre et c’était difficile de le faire si je vous écoutais. J’étais tout mélangé et ne savais pas quoi décider alors l’autre équipe a eu le temps de faire un but. Là, vous avez crié après moi parce que je m’étais mis à la mauvaise place. Et puis ce n’était pas la peine d’en vouloir autant à mon coach quand il m’a fait sortir du terrain l’autre jour. C’est vraiment un bon coach et un bon gars. Il sait ce qu’il fait. Il ne fait même pas cela pour l’argent en plus, c’est bénévole. Il vient ici à toutes sortes d’heures pour aider les jeunes parce qu’il aime le sport. Et il y a la fois où vous m’avez boudé tous les deux jusqu’à la maison. Je suppose que vous étiez de mauvaise humeur parce que j’avais manqué de faire un but. J’ai vraiment fait tout ce que j’ai pu mais je me doute bien que je ne suis pas un super joueur de soccer. Mais j’aime tellement ça, jouer au soccer. Juste d’être avec mes copains et le défi de me mesurer à d’autres de mon âge... C’est un super sport mais qu’est-ce que je vais apprendre vraiment si vous me donnez constamment le mauvais exemple? Et de toute façon, je pensais jouer au soccer pour avoir du plaisir, pour passer un bon moment et développer mon goût pour les sports. Je ne ,e doutais pas que vous alliez être si déçus si je ne devenais pas une étoile. Votre joueur de soccer qui vous aime.

Nous en avons tous à apprendre!

Nous tenons à rappeler aux parents que nous sommes tous ici pour apprendre.

Les entraîneurs

La majorité des entraîneurs sont des parents, comme vous et moi, qui acceptent de donner de leurs temps pour en faire bénéficier votre enfant. Ces gens sont formés par l’entremise de cliniques données par un directeur technique du Club. Des programmes de certification leur sont également offerts. Bref, les entraîneurs ont toujours beaucoup à apprendre et apprécieront sincèrement votre appui.

Les arbitres

Les arbitres sont généralement des jeunes du Club qui ont choisi de relever un imposant défi. Tous nos arbitres doivent suivre la formation d’arbitrage donnée par l’arbitre en chef du Club et réussir avec une moyenne d’au moins 85 % pour pouvoir devenir arbitre. Leur travail est particulièrement difficile et ne peut être vraiment appris que sur le terrain. Ils méritent le respect des joueurs, des entraîneurs et des spectateurs. Nous aurons toujours à vivre avec des décisions d’arbitre controversées mais souvenez-vous néanmoins que nos arbitres en ont aussi beaucoup à apprendre et qu’il est de notre devoir, à tous, de les appuyer et de les encourager.

Les joueurs

Il est absolument essentiel de prendre conscience que les joueurs sont là pour apprendre et qu’il est important de les féliciter même s’ils font des erreurs. L’expérience d’apprentissage n’est-elle pas nécessairement pavée d’erreurs d’inexpérience? Du moins, c’est la façon dont nous avons décidé de voir les choses et nous espérons vous inciter à les voir du même œil favorable. Se montrer trop exigeants face aux enfants vient souvent détruire leur amour du jeu. Encouragez plutôt votre enfant par la voie du renforcement positif.

Les parents

Oui, vous apprenez plein de choses, vous aussi. Vous apprenez à encourager vos enfants de manière positive sur le terrain. Vous apprenez que les entraîneurs et les arbitres sont des bénévoles qui s’investissent à faire de vos enfants de meilleures personnes et que votre aide sur ce plan est certes la bienvenue.

Un mot des entraîneurs

L’influence des parents dans la vie d’un joueur de soccer se reflète intensément sur son expérience d’athlète. Dans cet esprit, nous avons voulu prendre le temps d’écrire ces quelques consignes utiles à l’approche de la saison à venir. Si vous avez des commentaires ou questions à greffer à nos réflexions, n’hésitez pas à les partager avec nous, les entraîneurs de vos jeunes.

Évitez de dupliquer les efforts des entraîneurs : Laisser l’entraîneur faire son travail implique qu’il soit celui qui a pour tâche de motiver et de préparer émotionnellement votre enfant aux pratiques, qui fait les critiques après la partie, qui fixe les objectifs, qui demande un peu plus d’effort, etc. Vous avez décidé de confier votre enfant à cet entraîneur et il est important de lui laisser faire son travail. Lorsque vous cherchez aussi à être l’entraîneur de votre jeune, vos directives portent à confusion avec celles de son entraîneur et la performance du joueur finit souvent par s’en ressentir
Manifestez votre appui au Club : Impliquez-vous. Donnez de votre temps. Aidez-nous à recueillir des fonds. Offrez vos services de chauffeur. Manifester son appui, c’est tout cela.
Faites-vous les plus grands admirateurs de votre jeune : Appuyez votre enfant sans condition. Ne le privez surtout pas d’affection s’il joue moins bien. Vous ne devez jamais exiger d’un enfant qu’il soit meilleur au jeu pour mériter votre amour.
Appuyez et encouragez tous les joueurs de l’équipe : Encouragez le travail d’équipe. Les copéquipiers de votre enfant ne sont pas des adversaires. Si un joueur est supérieur, expliquez à votre enfant qu’il est excellent de s’en inspirer pour s’améliorer.
Évitez les promesses et les cadeaux : C’est à l’entraîneur qu’il incombe de motiver votre enfant. Les promesses et les cadeaux ne font qu’empêcher les jeunes de se concentrer à fond lors des pratiques et des matchs.
Encouragez les jeunes à s’adresser directement aux entraîneurs : Si votre enfant doit manquer une pratique ou éprouve des difficultés lors d’une pratique ou d’un match, encouragez-le à s’adresser directement à l’entraîneur. Être assez grand pour prendre ses responsabilités est un ingrédient essentiel pour devenir un grand joueur. Il en va de même pour les responsabilités hors terrain où votre jeune doit apprendre à s’affirmer à tous les niveaux du jeu, de la préparation au match lui-même.
Apprenez à bien comprendre le jeu et mesurez vos agissements : Ne perdez pas de vue que l’estime que votre enfant a de lui-même ainsi que sa performance sont en jeu. Soutenez-le, criez lui des encouragements mais mesurez vos réactions en toutes circonstances. Pour donner son maximum, un joueur doit se concentrer sur ce qu’il peut contrôler (sa forme physique, sa position, son talent, son agressivité, ce qui s’annonce dans la partie) et non pas sur les choses sur lesquelles il n’a aucun contrôle (l’état du terrain, l’arbitre, la météo, l’adversaire ou même l’issue prévisible de la partie). Entendre la foule lui dire quoi faire ou injurier l’arbitre ne fait que le distraire de ce qu’il doit faire.
Surveillez l’intensité du stress subi à la maison : Gardez un œil sur votre jeune pour vous assurer qu’il arrive à bien gérer son stress dans les différents aspects de sa vie.
Surveillez ses habitudes alimentaires et ses heures de sommeil : Surveillez l’alimentation de votre jeune et assurez-vous qu’il dorme suffisamment.
Aidez votre enfant à gérer ses priorités : Aidez votre enfant à maintenir le cap sur ses études et ne pas perdre de vue ses amitiés et les autres aspects importants de la vie en-dehors du soccer. De la même façon, si votre enfant s’est engagé à jouer au soccer, insistez pour qu’il respecte ses obligations envers l’équipe.
Voyez les choses en face : Lorsque votre jeune quitte le terrain après une défaite bien qu’il ait joué de son mieux, faites-lui voir le bon côté des choses. Rappelez-lui qu’il doit se concentrer sur la qualité et l’évolution de son jeu plutôt que sur les résultats. Son plaisir et sa satisfaction doivent naître de l’effort investi pour « tenter » de gagner. De la même façon, il doit pouvoir les réjouir d’une victoire inattendue malgré une préparation ou performance qui laisse à désirer.
Ne faites pas du soccer votre vie entière : Le soccer ne doit pas occuper toute la place dans votre vie. Si la performance de votre enfant déclenche un torrent d’émotions en vous, tentez de les réprimer. Souvenez-vous que votre relation avec votre enfant durera bien après ces jours de dure compétition et il est important de dissocier vos objectifs personnels de l’expérience de votre enfant.
Amusez-vous : C’est ce que nous tenterons de faire! Nous mettrons votre jeune au défi de se dépasser, de sortir de sa zone de confort et de s’améliorer, non seulement comme joueur, mais aussi comme personne. Nous tenterons d’y parvenir dans un climat où se conjuguent le plaisir et les défis de jouer au soccer. Nous sommes impatients d’amorcer le processus et espérons que vous l’êtes tout autant que nous!